Friday, March 14, 2014

DOCUMENT - COUR PÉNALE INTERNATIONALE : 9 QUESTIONS À PROPOS DE L’AFFAIRE  LE PROCUREUR C. GERMAIN KATANGA

AMNESTY INTERNATIONAL
QUESTIONS ET RÉPONSES
6 mars 2014
Index AI : IOR 53/003/2014
Cour pénale internationale : 9 questions à propos de l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga
Qui est Germain Katanga et pourquoi est-il jugé par la Cour pénale internationale (CPI) ?
En 2007, la CPI a émis un mandat d’arrêt concernant Germain Katanga (également connu sous le nom de « Simba »), l’accusant d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité lors d’une attaque menée début février 2013 contre Bogoro, un village dans le district de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC). Il s’agit de la troisième décision rendue par la CPI ; les deux affaires précédentes concernaient également la situation en RDC. Le Procureur accuse Germain Katanga d’avoir participé à l’attaque en tant que chef des Forces de résistance patriotique en Ituri (FRPI).
Germain Katanga est poursuivi pour sept chefs de crimes de guerre et trois chefs de crimes contre l’humanité. L’attaque de Bogoro a fait au moins 200 victimes civiles, principalement de l’ethnie Hema. D’après un rapport de l’ONU, 100 rescapés de l’attaque affirment qu’« environ 260 personnes ont été tuées et 70 sont portées disparues. Parmi les victimes, 173 avaient moins de 18 ans. » Le Procureur affirme également que le village a été pillé par des membres des FRPI, que des femmes ont été enlevées et réduites à l’esclavage sexuel, que certains survivants de l’attaque ont été emprisonnés dans un bâtiment rempli de cadavres et que des enfants soldats ont été utilisés pour cette attaque.
Quelle importance l’affaire Le Procureur c. Katanga revêt-elle ?
En 2004, la RDC a demandé au Procureur de la CPI d’enquêter sur les crimes relevant de la compétence de la Cour commis sur le territoire de la RDC depuis le 1er juillet 2002. La décision dans l’affaire Katanga est la troisième rendue par la CPI en rapport avec ces crimes.
Depuis 20 ans, les provinces de l’est de la RDC sont touchées par des périodes successives d’instabilité et de conflit armé. Plusieurs groupes armés, des armées étrangères et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC, l’armée nationale du Congo) se livrent une bataille violente pour le contrôle politique et militaire du territoire et de ses ressources. Malgré la fin officielle des hostilités en 2003, la violence dans l’est de la RDC se poursuit, alors que des groupes armés mènent des opérations sporadiques contre des civils, qui sont victimes de meurtre, de viol et de violences sexuelles, de déplacement forcé, de conscription et d’enrôlement d’enfants soldats et de pillage. Le travail de la CPI dans l’affaire Katanga et dans les autres affaires dont elle est saisie vise à donner aux victimes du long conflit qui secoue la RDC l’espoir de faire respecter leurs droits à la justice, la vérité et la réparation.
La décision sera également importante en ce sens qu’elle portera sur des chefs de violence sexuelle et de violences liées au genre, y compris de viol et d’esclavage sexuel. Germain Katanga est également accusé d’avoir utilisé des enfants de moins de 15 ans et de les avoir fait participer à l’attaque à la fois en tant que combattants et en tant qu’escortes de l’accusé. Ces crimes ont été commis à très grande échelle et en toute impunité. Les victimes de violences sexuelles et les anciens enfants soldats sont souvent stigmatisés au sein de leur communauté. Or, cette affaire pourrait remettre en question contre cette stigmatisation et établir un précédent important que les tribunaux de RDC pourraient suivre pour punir efficacement ces crimes.
Quelles autres actions la CPI a-t-elle entreprises pour enquêter et poursuivre les auteurs présumés de crimes dans le conflit en RDC ?
Les enquêtes de la CPI sur les crimes commis en RDC ont commencé peu après la création de la Cour ; elles se sont concentrées sur les crimes commis dans l’est du pays, dans le district de l’Ituri et dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
À ce jour, la CPI a ouvert deux autres affaires en rapport avec des crimes commis en RDC. Le 14 mars 2012, Thomas Lubanga Dyilo a été reconnu coupable du crime de guerre de conscription et d’utilisation d’enfants soldats dans les Forces patriotiques pour la libération du Congo, un groupe armé présent dans plusieurs localités autour du Bunia et dans le reste du district de l’Ituri en 2002 et 2003. Il a été condamné à un total de 14 ans d’emprisonnement ; l’appel de la décision et de la peine est en cours. Mathieu Ngudjolo Chui a été acquitté le 18 novembre 2012 de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qu’il était accusé d’avoir commis au cours de l’attaque contre Bogoro, pour laquelle Germain Katanga est poursuivi. Le procureur a interjeté appel de cette décision.
Une autre affaire contre Bosco Ntaganda est à l’étape préliminaire. Bosco Ntaganda, ancien chef adjoint présumé de l’état-major général responsable des opérations militaires des Forces patriotiques pour la libération du Congo, est accusé de sept chefs de crimes de guerre pour l’enrôlement, la conscription et l’utilisation d’enfants soldats pour commettre des hostilités, des meurtres, des attaques contre une population civile, des viols et des actes de réduction à l’esclavage sexuel et des pillages, commis en Ituri en 2002 et 2003. Il est, en outre, accusé de trois chefs de crimes contre l’humanité : meurtre, viol et réduction à l’esclavage sexuel et persécution. Un autre accusé, Sylvestre Mudacumura, est en fuite. Commandant suprême présumé des Forces démocratiques de libération du Rwanda, il est recherché par la CPI pour des crimes qui auraient été commis dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment neuf chefs de crimes de guerre, commis entre le 20 janvier 2009 et septembre 2010. Un sixième accusé dans les affaires impliquant des crimes commis en RDC, Callixte Mbarushimana, a été libéré en décembre 2011, après que les juges ont refusé de confirmer les charges portées contre lui par le Procureur de la CPI, faute de preuves suffisantes.
La CPI continue à enquêter sur les crimes commis dans le pays et le Procureur pourrait ouvrir de nouvelles affaires.
Qu’a fait la CPI pour les victimes et les communautés touchées par l’affaire Katanga ?
Au moins 363 victimes participent à l’affaire contre Germain Katanga. Elles sont représentées par des avocats qui font valoir leur point de vue devant la Cour. Ces victimes sont divisées en deux groupes. Un groupe est composé de victimes « générales » ; l’autre, plus restreint, comprend les anciens enfants soldats.
Si Germain Katanga était reconnu coupable, la Cour pourrait le condamner à indemniser les victimes pour les souffrances auxquelles elles ont dû faire face en conséquence des crimes. Le cas échéant, si l’accusé n’a pas les fonds suffisants pour respecter une décision de réparation, le Fonds au profit des victimes de la CPI pourra intervenir pour indemniser les victimes.
Depuis 2008, le Fonds au profit des victimes de la CPI a déjà apporté une « aide générale » aux victimes de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Grâce aux contributions volontaires de donateurs, principalement des États, il offre une aide physique et psychologique, ainsi qu’un appui matériel à des dizaines de milliers de victimes directes et indirectes du conflit dans l’est de la RDC. Par exemple, le Fonds au profit des victimes a financé des conseils et une formation à des victimes de torture et de mutilation au Sud-Kivu, ainsi qu’un soutien matériel et psychologique à des victimes de violences sexuelles et de violences liées au genre en Ituri. La différence qu’a déjà faite le Fonds au profit des victimes de la CPI dans la vie des victimes montre l’importance de la présence de la CPI en RDC, sans compter les efforts de la justice.
Que signifierait une condamnation de Germain Katanga ? Et un acquittement ?
Dans cette affaire, une condamnation ne signifierait pas le succès et un acquittement ne serait pas synonyme d’échec. Un verdict de « coupable » ou « non coupable » reflète la capacité de l’accusation à présenter des preuves admissibles suffisantes pour prouver, au-delà du doute raisonnable, que Germain Katanga a commis les crimes dont il est accusé. La défense et l’accusation peuvent toutes deux interjeter appel de la décision, qu’il s’agisse d’une condamnation ou d’un acquittement.
Si Germain Katanga est condamné, sa peine sera prononcée lors d’une étape séparée, au cours de laquelle les juges étudieront les circonstances aggravantes et atténuantes ; le processus de réparation pourra commencer.
S’il est acquitté, les juges demanderont que Germain Katanga soit envoyé le plus rapidement possible vers un pays souhaitant l’accueillir. Toutefois, si le Procureur fait appel de la décision, les juges peuvent, dans des circonstances exceptionnelles, et en considérant le risque concret de fuite, la gravité des chefs d’accusation et la probabilité de succès de l’appel, ordonner que l’accusé reste en détention dans l’attente de l’appel.
Quel impact ce jugement devrait-il avoir en RDC ?
Alors que l’arrivée à son terme du procès de Germain Katanga est une nouvelle étape importante de la lutte contre l’impunité en RDC, cette affaire ne porte que sur une fraction minime des crimes relevant du droit international commis en RDC ces dernières années. L’affaire Katanga devrait inciter les autorités de RDC à combler l’immense « espace d’impunité » dont bénéficient les auteurs de crimes odieux commis contre leur peuple.
Depuis deux ans, des chercheurs d’Amnesty International signalent les nombreuses graves violations des droits humains et du droit humanitaire commises par des groupes armés dans le Nord-Kivu et appellent le gouvernement congolais à respecter son engagement à enquêter et poursuivre les auteurs présumés de violations des droits humains. Dans son discours du 23 octobre 2013, le président Joseph Kabila a déclaré que le gouvernement s’engageait à identifier et à poursuivre les personnes organisant des groupes armés. [« Il y a lieu d’identifier et de traduire en justice les personnes qui entretiennent les groupes armés. »]
Pourtant, le système judiciaire continue à délaisser les victimes de violations des droits humains : le personnel et les ressources manquent cruellement, les installations de détention sont inadaptées et il n’y a pas suffisamment de programmes de protection des victimes. Amnesty International appelle régulièrement les autorités de la RDC à éliminer les entraves à la justice pour les victimes en prenant toutes les mesures nécessaires pour adopter une stratégie exhaustive de réforme de la justice pénale sur le long terme.
D’après Amnesty International, qu’est-ce qui devrait être fait pour mettre un terme à l’impunité en RDC ?
La CPI ne peut pas mettre un terme à l’impunité de façon globale toute seule. Concrètement, elle ne pourra traiter que quelques affaires. Ainsi, en parallèle des enquêtes menées et des affaires ouvertes par la CPI, les autorités de la RDC doivent faire plus, à la fois en matière de droit et en pratique, pour faire régner l’état de droit et faire respecter les droits des victimes de violations passées et actuelles. Les autorités de la RDC doivent éliminer les entraves à la justice pour les victimes et s’efforcer de garantir la justice au sein du système national en prenant toutes les mesures nécessaires pour adopter une stratégie exhaustive de réforme de la justice pénale sur le long terme.
L’impunité doit cesser. Les autorités doivent prendre des mesures plus efficaces pour enquêter sur les milliers d’autres crimes relevant du droit international, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis dans le pays. Lorsque des preuves suffisantes existent, les personnes soupçonnées de ces crimes doivent être traduites en justice, selon des procédures conformes aux règles d’équité des procès. La création de systèmes de justice et de sécurité robustes en RDC implique non seulement de poursuivre les membres de groupes armés, mais aussi d’enquêter et de poursuivre les membres des services de sécurité nationaux qui seraient responsables de crimes graves, indépendamment de leur statut politique ou militaire. Les autorités de la RDC doivent également coopérer pleinement dans toutes les affaires de la CPI, notamment en arrêtant et en remettant à la CPI Sylvestre Mudacumura, toujours en fuite.
De plus, la sécurité durable pour les populations de l’est de la RDC reste toujours un objectif lointain. Aujourd’hui, l’échelle des crimes relevant du droit international dans le district de l’Ituri est moindre qu’il y a dix ans. Toutefois, des groupes armés continuent à opérer dans le district de l’Ituri et dans l’est de la RDC, où ils mènent des attaques et terrorisent les populations locales. Par exemple, dans le district de l’Ituri, des membres des FRPI auraient commis de nouveaux enlèvements de civils début 2014. D’autres groupes armés, tels que l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), les Forces démocratiques alliées (ADF) et les FDLR, continuent également à opérer dans la province orientale, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
L’affaire Katanga confirme-t-elle que la CPI vise les Africains de façon injuste ?
Très clairement, non. Au contraire, l’affaire Katanga confirme l’immense demande de justice internationale en Afrique. Les États et les personnes africains ont été sensibilisés aux mécanismes de la justice internationale en raison de l’impunité dont bénéficient les auteurs de graves violations des droits humains et de crimes relevant du droit international dans de nombreux pays d’Afrique. Cela est fortement lié au fait que des millions d’Africains exigent le droit à la justice, à la vérité et à la réparation pour les victimes. C’est ainsi que des États africains ont demandé à des tribunaux pénaux internationaux de les aider à traduire en justice les auteurs présumés de crimes relevant du droit international. C’est précisément ce qu’a fait la RDC, qui a été le premier État à demander à la CPI d’enquêter sur des crimes relevant de sa compétence. ��En réalité, pour toutes les situations dans lesquelles la CPI enquête actuellement sauf trois, ce sont des États africains eux-mêmes qui ont demandé à la CPI d’intervenir, car ils ne pouvaient pas traduire en justice les auteurs présumés de tels crimes (RDC, RCA, Ouganda, Côte d’Ivoire et Mali). Deux autres situations ont été renvoyées devant la CPI par le Conseil de sécurité de l’ONU avec le soutien de ses membres africains. Enfin, le Procureur a lancé une enquête sur la situation au Kenya après avoir donné au gouvernement toute la latitude pour ouvrir des enquêtes et lancer des poursuites nationales, en vain.��Amnesty International rappelle par ailleurs que la Cour pénale internationale mène des enquêtes préliminaires dans de nombreuses situations en dehors d’Afrique, notamment en Afghanistan, en Colombie, en Géorgie, au Honduras et en République de Corée.
Pourquoi Amnesty International soutient-elle la CPI ?
Amnesty International fait campagne pour la justice, la vérité et la réparation pour les victimes de crimes relevant du droit international sur tous les continents du globe sans distinction de race, de religion, de nationalité, d’ethnie, de genre, d’orientation ou d’identité sexuelle ou de handicap.��La CPI est au centre du nouveau système de justice internationale. C’est un mécanisme crucial qui incite les autorités nationales à prendre leurs responsabilités en enquêtant et en poursuivant les auteurs présumés des crimes et qui intervient lorsqu’elles ne le font pas. Amnesty International a fermement soutenu la création de la CPI en 2002. Plus de dix ans plus tard, notre organisation milite pour que tous les pays du monde signent son Statut (122 pays ont déjà signé) et pour que tous les gouvernements coopèrent pleinement à son précieux travail, en particulier en arrêtant et en remettant à la Cour les suspects en vue de leur procès.��Toutefois, la CPI est un tribunal de dernier recours, qui n’intervient qu’en cas de manque de volonté ou d’incapacité de l’État de mener à bien des poursuites contre les auteurs présumés de crimes relevant du droit international. Amnesty International exhorte les États à remplir les obligations qui pèsent sur eux en vertu du droit international et à lutter contre l’impunité au niveau international en créant des mécanismes nationaux efficaces permettant d’apporter justice, vérité et réparation aux victimes.

Friday, January 24, 2014

        JOHN   NUMBI   EST L'UN DES CEUX QUI REPONDRONT UN JOUR POUR LA       
                                        MORT DE FEU FLORIBERT CHEBEYA


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imageJohn Numbi Banza Tambo



Le procès de la mort  de Chebeya n'a toujours pas révélé aux congolais la vérité.Le mystère reste à être dévoilé.N'ayant  moins certaines personnes citées dans cette affaire sont soit aux arrêt, soit gardé en résidence surveillé;tel le cas de John Numbi, ancien élément de la fameuse Juferi,ancienne jeunesse de l'Uferi de Nguz et Kyungu, qui en leur temps avaient commis du tort aux kasaiens vivant au Katanga.

John Numbi a été arrêté le 05 janvier 2014, puis relâché par après après interrogatoire.John Numbi est depuis un temps un élément dangéreux pour le pouvoir.Le peuple congolais voudrait connaître son implication dans le décès de Floribert Chebeya et de la disparition de son chauffeur.Comme pour le cas de la mort de Lumumba, la vérité fera encore surface pour que les auteurs soient punis.Nous croyons que la vie de John Numbi sera épargné afin qu'il donne la lumière au peuple congolais. 


Katanga: les Bakata Katanga incendient plus de 600 habitations à Pweto  

Les miliciens Bakata Katanga ont incendié, du 17 au 21 janvier, environ 600 maisons dans une vingtaine de localités du territoire de Pweto (Katanga). Selon des sources militaires de la région, des structures médicales et scolaires figurent au nombre des bâtisses détruites par ces miliciens. Pour se mettre à l’abri, les habitants des localités attaquées ont trouvé refuge en brousse. Les auteurs de ces incendies obéissent aux ordres des chefs miliciens Mandrakwa et Malusoke, très actifs dans cette zone.
Le responsable adjoint de la  province éducationnelle du territoire de Pweto s’inquiète pour la poursuite des activités scolaires car les écoles incendiées sont les seules qui accueillent les enfants dans cette partie du Katanga. D’après lui, les miliciens ont tout brûlé sur leur passage y compris des manuels scolaires.
De son côté, l’administrateur du territoire de Pweto n’a ni confirmé, ni infirmé ces informations.
Les miliciens indépendantistes Bakata Katanga avaient kidnappé, dimanche 19 janvier, deux personnes au terme d’une incursion au groupement de Kasama, à 60 km au Nord-Ouest du territoire de Pweto (Katanga). Des sources de la région avait accusé ces assaillants d’avoir blessé un militaire et emporté des armes ainsi que des munitions à l’État-major militaire de Kasama.
Ces miliciens avaient également emporté des chèvres, moutons et poules, après que des militaires, en nombre réduit, s’étaient retirés du groupement de Kasama.
En novembre dernier, ces Bakata Katanga étaient accusés d’abattre des arbres et de tuer des animaux dans le parc national de Kundelungu. Situé à cheval entre les territoires de Kasenga et Mitwaba, ce parc s’étend sur 876 000 hectares.

Friday, December 6, 2013

LE MONDE ENTIER PLEURT UN GRAND DEFENSEUR  DE LA LIBERTE

Nelson Mandela  est l'un des grands personnages de l'humanité à cause de son sens d'humanisme.Un homme intègre, un Learder charismatique, un homme politique qui a aimé son peuple, un combattant de la liberté,et un grand africain ...
Il mérite  l'honneur.

Repose Toi  en Paix Tata


JOHANNESBURG (AFRIQUE DU SUD), VENDREDI. Les abords de la maison de Nelson Mandela sont devenus un lieu de rassemblement.































Monday, November 25, 2013

RDC : après la défaite du M23, l’ONU s’inquiète pour l’avenir des ex-rebelles


Le M23 à l’époque du duo Makenga-Runiga
Cela fait un peu plus de deux semaines que les rebelles du M23 ont renoncé au combat dans l’est de la République démocratique du Congo. Une victoire pour les autorités, mais une quarantaine d’autres groupes armés sont toujours actifs dans la région. Kinshasa leur a donné jusqu’à la fin du mois pour rendre les armes. A en croire le gouvernement à Bangui, des milliers de combattants se sont déjà rendus, mais contrairement à ce qu’il avait promis, il ne leur a versé aucune aide pour l’instant. La mission de l’ONU en RDC s’inquiète pour l’avenir de ces ex-insurgés.

Selon les autorités, ils sont plus de 1400 ex-rebelles à s’être rendus à l’armée congolaise, depuis le début du mois, au Nord-Kivu. 400 d’entre eux seulement sont des ex-membres du M23. Les autres, pour la plupart, appartiennent aux groupes des Nyatoura, et des APCLS, Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain.

Des groupes armés qui ces dernières années se sont à plusieurs reprises battus aux côtés de l’armée congolaise. Aujourd’hui encore, ces combattants affirment avoir aidé les FARDC dans leur offensive contre le M23 à Rutshuru et Kiwanja notamment. En échange, ils espèrent une intégration dans les forces armées congolaises.

La mission des Nations unies, elle, héberge un peu moins de 200 ex-combattants à Goma, la majorité d’entre eux, issue des rangs du M23.

Mais, la grande question désormais, c’est que vont devenir tous ces anciens rebelles et tous les autres qui risquent de rendre les armes si de nouvelles offensives ont lieu. Kinshasa a annoncé à plusieurs reprises un plan de désarmement, et une aide pour réintégrer ces personnes dans la vie civile. Mais selon les Nations unies, concrètement, aucun document n’a été mis sur la table ni une stratégie élaborée.

Résultat, la Monusco s’inquiète, car il faut héberger et nourrir bien sûr ces personnes, mais aussi décider ce qu’elles vont devenir dans le futur : leur proposer des formations ou un travail notamment.

Des sources bien informées évoquent un projet de relocalisation de force de ces 1600 ex-combattants dans la province de l’équateur, dans l’ouest du pays, à plus de 800 km de Goma. Un projet qui fait craindre le non respect des droits de ces ex-combattants.
(RFI)
© Congoindépendant 2003-2013
   
Kinshasa : L’ancien député provincial kinois Chalupa (enfin) libre!


Pierre-Jacques Chalupa. Photo d’archives 
Proche de l’opposition tshisekediste, ancien député provincial de Kinshasa et candidat député national aux législatives du 28 novembre 2011, arrêté le 31 janvier 2012, Pierre-Jacques Chalupa a été libéré, vendredi 22 novembre, en exécution d’une ordonnance présidentielle portant grâce collective. C’est la fin d’une injustice politico-judiciaire. Au total, quatre cent prisonniers auraient bénéficié de cette même mesure et quitté la très miteuse prison centrale de Makala.
Dans son discours du 7 septembre dernier devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès - à l’occasion de l’inauguration des travaux des "Concertations nationales" -, "Joseph Kabila" avait annoncé sa volonté de "décrisper" l’atmosphère politique en prenant des mesures de "mise en liberté conditionnelle de certains prisonniers". Il ajoutait : "je vous annonce, par ailleurs, qu’une grâce présidentielle est à l’étude en attendant le vote par le Parlement d’une loi d’amnistie".

Deux mois après cette allocution, "Joseph" est apparu hésitant. Atone. Il n’a pas fait preuve d’audace en surprenant l’opinion. Des prisonniers ont certes été relaxés aux quatre coins de la République. Sauf que ce ne sont pas les "bons". Il ne s’agit nullement des détenus dont la libération était attendue. Bref, des "prisonniers emblématiques". Des hommes et des femmes dont le retour à une vie normale aurait symbolisé la "décrispation" annoncée. C’est le cas notamment de : Muhindo Nzangi, Eugène Diomi Ndongala, Pierre-Jacques Chalupa. Sans oublier les personnalités civiles et militaires condamnées dans le procès relatif à l’assassinat du feu président Laurent-Désiré Kabila. De l’avis général, ce procès théâtral a produit plus de chaleur que de "lumière".

Arrêté le 31 janvier 2012, le député provincial Chalupa a été par la suite condamné à une peine de quatre ans. Chef d’accusation : usurpation de nationalité et faux et usage de faux. En réalité, l’homme est un prisonnier d’opinions. Un prisonnier politique. Il a subi la "rigueur" de la "justice kabiliste" en représailles de ses opinions politiques proches de l’opposition tshisekediste.

Qui est Pierre Jacques Chalupa? Né en 1948 à Uvira, province du Sud-Kivu, d’une mère grecque et d’un père d’origine portugaise, "Papa Chalupa", comme l’appellent des Kinois, est ce qu’on pourrait appeler un "citoyen congolais de race blanche". Il a passé toute son enfance et sa jeunesse dans ce pays qui l’a vu naître. Il a la culture congolaise. A preuve, il manie à merveille plusieurs langues locales dont le lingala et le swahili. Il est marié à une Congolaise de souche.

Lors des élections provinciales de 2006, Chalupa s’est présenté en candidat indépendant dans sa circonscription de Lukunga, un des districts de la capitale. Il est élu député provincial.

Il était reproché à Chalupa d’avoir "usurpé" la nationalité congolaise. Une accusation loufoque qui prête plutôt à sourire. Depuis la "libération" du 17 mai 1997, Dieu seul sait le nombre de politiciens congolais qui détiennent concurremment la nationalité congolaise et celle de leur ancien pays d’accueil ou d’origine. Plusieurs députés nationaux et membres du gouvernement sont dans ce cas. On oublie souvent que l’actuel premier magistrat du pays a accompli son service militaire dans l’armée tanzanienne. Etait-ce en qualité de citoyen zaïrois? Par quel mécanisme "Joseph Kabila" et sa fratrie ont-ils pu obtenir la nationalité congolaise?

Il est plus que temps que l’homme congolais, grand ou petit, se mette en tête que la nationalité n’est ni plus ni moins qu’un statut. Mieux encore, un "lien de droit" qui rattache un individu à une nation déterminée. Peu importe que celui-ci soit blanc, noir, jaune ou rouge. La nationalité est une question de citoyenneté et non liée à la couleur de la peau ou la forme de la tête ou du nez.

Faut-il remercier "Joseph Kabila" après la libération de Chalupa? Assurément pas! C’est une injustice politico-judiciaire qui a été réparée.

En revanche, la libération du banquier Roger-Alfred Yaghi, ancien président du conseil d’administration de la Banque congolaise, condamné à 7 ans de prison pour "blanchiment d’argent", surprend. Pire, elle dilue la posture faussement réformatrice qu’affiche "Joseph". Ce Franco-Libanais a été longtemps proche de l’ancien gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu Mulongo et de ..."Joseph Kabila". Yaghi a joué un rôle de premier plan dans le fameux contrat "Ofida-CTC". Moralité : les loups ne se mangent pas entre eux...
Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013

Friday, November 22, 2013

Iran: UN General Assembly deplores persistent human rights violations

Last Update 20 November 2013
Yesterday, the third committee of the United Nations General Assembly (UNGA) adopted aresolution expressing its deep concern about “ongoing and recurring” violations of human rights in Iran, notably the alarming high frequency of executions. UN member states call on the Iranian government to abolish execution of minors, abolish torture, eliminate all forms of discrimination and other human rights violations against women and deepen its engagement with UN human rights mechanisms, amongst other things.
The adoption of this resolution comes as the Iranian Government has been supposedly displaying signs of change following the election of President Hassan Rouhani in June 2013 and his taking of office on 3 August 2013. FIDH, and its member organisations the League for the Defence of Human Rights in Iran (LDDHI), and the Defenders of Human Rights Centre (DHRC), believe the change of government has had no impact on the human rights situation so far.

«Isolated ’good will’ gestures, including the release of Ms. Nasrin Sotoudeh last September, do not affect the overall continued repression and human rights violations, not to mention the ongoing imprisonment of other human rights defenders, journalists or trade unionists», said Karim Lahidji, FIDH President.

«Pledges to improve human rights conditions do not result in an improvement of the human rights situation in practice. The escalation in the number of executions is the worst example of the Iranian regime’s ongoing violation of human rights», added Shirin Ebadi, DHRC president.

FIDH, DHRC and LDDHI, particularly welcome the fact that the new resolution includes manyconcerns and recommendations submitted to UN member states by our organisations in early October, in which we outlined gross violations of human rights that continue to take place in Iran.

Ahmed Shaheed, UN special rapporteur on the situation of human rights in the Islamic Republic of Iran, noted that Iranian authorities had executed 724 people in 18 months, between January 2012 and June 2013, including dozens after Rouhani was elected in June.

The resolution was approved by 83 countries. 36 voted against and 62 abstained.